Depuis le 1er septembre, je loge dans un hôtel quatre étoiles du nom de Hostal Blanquita. Le bâtiment porte le nom de sa propriétaire et le nombre d'étoiles qu'elle a bien voulu lui donner. Il suffit en effet, en Bolivie, de trouver suffisamment de peinture pour peindre ensuite le nombre d'étoiles qu'on décide. Quatre est probablement le chiffre aimé de la vieille señora Blanquita, ou bien señorita, je l'ignore.
Le logis se trouve au numéro 242 de la rue Santa Crùz, au nord de la ville de La Paz. Le nord de la ville est probablement la partie la plus animée, mais aussi la plus précaire. Les seules institutions administratives du coin nord sont les bureaux de fondations d'entreprises et les labyrinthes de l'immigration que je connais à présent sur le bout de mes doigts. La rue Santa Crùz se présente comme une rue particulièrement pentue : au bas de la rue, se trouve le nouveau marché « Lanza » tandis ce qu'en haut de la rue, à trois ou quatre blocs, se trouve le marché noir. On y vend les objets volés. Pratiquement en face de la porte d'entrée / sortie de l'hôtel Blanquita, se trouve une rue perpendiculaire au nom de Linares : s'y trouve le marché des sorcières. La rue Linares est sans conteste la rue la plus visitée par le « tourisme bourgeois » de celles qui sont dans le coin nord où je me trouve.
Voici quatre mois que je m'ennuie dans ce quartier, et qu'avec l'ennui sont nés à nouveau les chevaux fols et les serpents de la raison. Les eaux, ici, sont stagnantes. La raison, l'inspiration, tout exercice y stagne, et celui qui tient à pratiquer la bicyclette acquiert au marché noir un vélo d'appartement : il fera du sur place et alors seulement son exercice sera des plus appropriés. Au 1er septembre 2010, je suis arrivé à l'aéroport de la ville satellite de l'Alto. On dit d'elle qu'elle est satellite dans la mesure où elle entoure tout La Paz ou pratiquement ; il s'agit en outre de la 1ère ville du pays, c'est-à-dire de celle la plus peuplée. Assurément j'étais supposé arriver au 31 août. Cela dit, je restai bloqué dans la ville de Guyaquil, en Équateur, pour une journée faute de vol de connexion pourtant prévu au « programme ». Avant cela encore, je séjournai deux semaines à Madrid, en Espagne, et trois semaines dans le département de Coimbra, au Portugal. Enfin mes démarches « migratoires » touchent à leur fin : il me manque à récupérer ma pièce d'identité bolivienne. Chose faite, je monterai pour le coup dans un vieux bus en direction de la chaleureuse et mythique Amazonie colla (San Buenaventura) et camba (Rurrenabaque). Il s'agira pour moi d'un trajet de vingt heure, lequel a pour itinéraire la joyeuse route de la mort.
Le logis se trouve au numéro 242 de la rue Santa Crùz, au nord de la ville de La Paz. Le nord de la ville est probablement la partie la plus animée, mais aussi la plus précaire. Les seules institutions administratives du coin nord sont les bureaux de fondations d'entreprises et les labyrinthes de l'immigration que je connais à présent sur le bout de mes doigts. La rue Santa Crùz se présente comme une rue particulièrement pentue : au bas de la rue, se trouve le nouveau marché « Lanza » tandis ce qu'en haut de la rue, à trois ou quatre blocs, se trouve le marché noir. On y vend les objets volés. Pratiquement en face de la porte d'entrée / sortie de l'hôtel Blanquita, se trouve une rue perpendiculaire au nom de Linares : s'y trouve le marché des sorcières. La rue Linares est sans conteste la rue la plus visitée par le « tourisme bourgeois » de celles qui sont dans le coin nord où je me trouve.
Voici quatre mois que je m'ennuie dans ce quartier, et qu'avec l'ennui sont nés à nouveau les chevaux fols et les serpents de la raison. Les eaux, ici, sont stagnantes. La raison, l'inspiration, tout exercice y stagne, et celui qui tient à pratiquer la bicyclette acquiert au marché noir un vélo d'appartement : il fera du sur place et alors seulement son exercice sera des plus appropriés. Au 1er septembre 2010, je suis arrivé à l'aéroport de la ville satellite de l'Alto. On dit d'elle qu'elle est satellite dans la mesure où elle entoure tout La Paz ou pratiquement ; il s'agit en outre de la 1ère ville du pays, c'est-à-dire de celle la plus peuplée. Assurément j'étais supposé arriver au 31 août. Cela dit, je restai bloqué dans la ville de Guyaquil, en Équateur, pour une journée faute de vol de connexion pourtant prévu au « programme ». Avant cela encore, je séjournai deux semaines à Madrid, en Espagne, et trois semaines dans le département de Coimbra, au Portugal. Enfin mes démarches « migratoires » touchent à leur fin : il me manque à récupérer ma pièce d'identité bolivienne. Chose faite, je monterai pour le coup dans un vieux bus en direction de la chaleureuse et mythique Amazonie colla (San Buenaventura) et camba (Rurrenabaque). Il s'agira pour moi d'un trajet de vingt heure, lequel a pour itinéraire la joyeuse route de la mort.


